mardi 7 mai 2013

Roberto Martinez puni par son ancien club

Le président de Wigan, Dave Whelan, d'un optimisme à toute épreuve et son coach inquiet, Roberto Martinez

On peut dire que Roberto Martinez est le géniteur de l'équipe de Swansea qui évoluera une troisième saison consécutive en Premier League, à compter du prochain exercice 2013-2014. Certains joueurs ont été lancés du temps où le catalan coacha Swansea de 2007 à 2009, comme Nathan Dyer, un des cadres actuels de l'équipe. Plus encore que de dénicher des joueurs, Roberto Martinez avait surtout inculqué au club gallois, sa touche espagnole. Le Swansea rugueux d'autrefois s'était mué en une équipe abusant des passes courtes et très tournée vers l'offensive. Martinez avait amené le club jusqu'en Championship (D2 anglaise) avant de partir entraîner Wigan.
Les coachs successifs (Brendan Rodgers puis Michael Laudrup) n'ont rien changé au style, tout en incorporant de nouveaux joueurs.
On peut même dire que Rodgers avait poussé le style à son paroxysme quand l'équipe en arrivait  à faire tourner la balle par petites passes à n'en plus finir, de façon plus caricaturale encore que le Barça, et sans songer forcément à tirer au but. On se souvient de matchs de l'époque Rodgers - d'un ennui mortel - pendant lesquels l'équipe faisait tourner le ballon dans son propre camp pour préserver un nul à l'extérieur.
Depuis la prise en main par Laudrup, même si Swansea continue d'abuser des passes courtes, l'équipe est davantage tournée vers l'avant.

Après Swansea, Martinez avait succédé à Steve Bruce à Wigan pour y appliquer sa philosophie de jeu. C'est un club où il avait été joueur pendant 6 saisons, à la fin des années 90.
Pendant 3 saisons consécutives, Martinez a réussi à obtenir des maintiens "à l'arrache".
La saison 2012-2013 est sans doute la plus paradoxale. Le coach ibérique réussit à hisser l'équipe en finale de FA Cup tout en la qualifiant pour l'Europa League, étant donné que l'autre finaliste est le club de Manchester City, déjà qualifié en Ligue des Champions.
Dans le même temps, Wigan a toutes les (mal)chances de connaitre la relégation, malgré une belle remontée, lors des dernières journées.

Hélas pour Martinez, le match à domicile de ce soir, à l'occasion de la 36ème et antépénultième journée, lui fut fatal. Ironie du sort, Wigan rencontrait l'équipe de Swansea, à laquelle il avait inculqué sa vision du jeu.
On peut dire que sur ce match, Wigan fut dominateur avec des joueurs se trouvant mieux que ne se trouvèrent ceux de l'équipe visiteuse. En cela, Martinez avait gagné la bataille de l'éthique.
Mais pas celle de l'efficacité. Menant 2 fois au score, les Latics étaient rejoints à chaque fois par les gallois dans les minutes qui suivirent. Mais plus encore que l'efficacité, on peut dire que Swansea fut verni. Les deux égalisations ayant été obtenues sur des tirs qui terminaient dans les buts via un poteau rentrant.
Quant au troisième but, il intervenait contre le cours du jeu, alors que Wigan poussait pour égaliser, que les Latics contrôlaient totalement la possession de balle, qu'ils multipliaient les corners et que sur l'un d'eux, le portier de Swansea avait fait un arrêt de gardien de handball pour repousser le ballon.
Ainsi, Wigan archi-dominait mais était pris en contre et la défense des Latics, bien que revenue dans ses bases, se dégageait n'importe comment à l'intérieur de sa surface et il n'a pas été difficile pour Dwight Tiendalli de s'emparer du ballon et le mettre au fond pour le but du 2-3.

Ensuite, Wigan repartait au charbon mais un incident de jeu allait intervenir à la 79ème quand Vorm, le gardien de Swansea se heurtait à un de ses défenseurs, tête contre tête.
Les soigneurs restèrent sur la pelouse pendant 6 longues minutes avant d'évacuer Vorm qui fut remplacé par Tremmel. Les supporters de Wigan, magnifiques de fair-play, applaudissaient la sortie du gardien adversaire et dès la reprise, Swansea rendait le ballon à Wigan tel qu'avant l'interruption mais en leur mettant une pression énorme et Ronnie Stam qui venait juste d'entrer en jeu pour les Latics était véritablement découpé sans que l'arbitre ne trouve à redire et il resta longtemps en touche, à se faire soigner. Pendant ce temps, Wigan était réduit à dix et ne parvenait pas à se créer d'occasion. Neuf minutes d'arrêts de jeu étaient annoncées, et bien qu'avec le retour de Stam, ce n'est que dans les toutes dernières que Wigan se montra de nouveau dangereux mais sans pouvoir égaliser.

Bien que nous ne soyons pas particulièrement fans de Wigan et du style de jeu proposé par Martinez, nous ne nous réjouissons pas vraiment de la descente de ce club, dans la mesure, où à divers moments du match, quand Wigan mena au score, le Newcastle de Pardew se retrouvait alors en situation de relégable à deux journées de la fin, ce qui, avouons-le, était particulièrement jouissif.
Mais il ne faut pas condamner trop vite Roberto Martinez, il est peut-être encore capable de nous refaire le coup et aller chercher des points contre Arsenal et Aston Villa, pour les deux derniers matchs de la saison.
Souhaitons juste s'il y parvient, que la victime ne soit pas Norwich mais plutôt Newcastle, club qui ne ressemble plus à rien avec sa dizaine de joueurs français de seconde voire de troisième zone, achetés pour la plupart à l'intersaison. Lire à ce sujet notre article de l'époque :
Bonne nouvelle par contre pour notre équipe "route one" préférée, Stoke City, qui, avec 41 points, soient 6 points d'avance sur Wigan et un goal-average bien meilleur, n'a pratiquement plus aucun risque de subir la relégation.

Martinez et Wigan vont pouvoir se changer les idées samedi prochain, à l'occasion de la finale de la FA Cup à Wembley. Wigan sera opposé à Manchester City.

Sources :

lundi 6 mai 2013

Un cafouillage monumental dans la surface



Il est rare d'assister à un cafouillage de près de 8 secondes dans la surface de réparation avant que le ballon ne soit finalement expédié au fond des filets.
La scène se déroulait en Uruguay, le 21 avril dernier entre les équipes de Danubio et de Cerro. C'est Leonardo Melazzi (Danubio) qui a eu le dernier mot, au terme d'un cafouillage à n'en plus finir mais son équipe s'est quand même inclinée 3-1. Pas très étonnant, me direz-vous, si l'équipe de Cerro met les barbelés de cette façon-là.

Sources :
http://www.popnsport.com/football/110363/football-grosse-confusion-dans-la-surface/#more-110363
http://www.youtube.com/watch?v=qVqgVYGMNvU

dimanche 5 mai 2013

Replay complet de la finale de Cup de 73

L'Angleterre se souviendra longtemps de la victoire des hommes de Bob Stokoe, l'homme au chapeau et à l'imper. Il fut à la fois joueur de Newcastle et coach de Sunderland, tant et si bien qu'à son enterrement en 2004, les supporters des deux équipes, malgré leur grande rivalité, y assistèrent en grand nombre et sans le moindre heurt, par respect pour lui qui avait soulevé la Cup avec les deux équipes.
C'était la première fois depuis 42 ans qu'un club issu du championnat de seconde division réussissait à remporter la Coupe d'Angleterre. West Brom avait antérieurement réalisé cet exploit en 1931.
Cela reste le seul trophée majeur pour les black cats depuis l'après-guerre.

La statue de Bob Stokoe à l'extérieur du Stadium of Light de Sunderland
(wikipedia)

L'intégrale de la finale ! Merci à l'internaute Thomas Philpott pour ce "cadeau" qu'il a posté sur Youtube.


Les meilleurs moments (7'21") :


Les souvenirs très seventies des fans
(sympa, la petite culotte floquée "Sunderland" à 2'18" dans la vidéo) :


Les effectifs :
Leeds United : David Harvey - Paul Reaney, Trevor Cherry, Billy Bremner (c), Paul Madeley, Norman Hunter, Peter Lorimer, Allan Clarke, Mick Jones, Johnny Giles, Eddie Gray (Terry Yorath 75') manager : Don Revie
Sunderland : Jimmy Montgomery - Dick Malone, Ron Guthrie, Micky Horswill, David Watson, Richie Pitt, Bobby Kerr (c), Billy Hughes, Vic Halom, Ian Porterfield, Dennis Tueart [rempl. David Young] manager : Bob Stokoe

A Wembley, devant environ 100 000 spectateurs.

But :
Ian Porterfield 32'

(wikipedia)


Sources :
http://en.wikipedia.org/wiki/Bob_Stokoe
http://en.wikipedia.org/wiki/1973_FA_Cup_Final

samedi 4 mai 2013

Kadyrov le Terrible



Musa Kadyrov était arbitre de touche dans le championnat russe. Il n'officiera plus. La fédération russe de football l'a radié à vie après qu'il ait bondi au coup de sifflet final sur Ilya Krichmar, un défenseur de l'équipe d'Amkar Perm, laquelle se déplaçait sur la pelouse du club tchétchène deTerek Grozny, le 27 avril dernier (vidéo ci-dessus).
L'arbitre de touche en avait eu assez de se faire insulter par le joueur durant la partie et le coup de sifflet final sonna pour lui comme retentit un coup de gong sur un ring de boxe pour annoncer le début d'un round.
La transition est toute faite avec un homme ayant le même patronyme que lui, à savoir, le président de la Tchétchénie en personne, Ramzan Kadyrov qui avait corrigé un de ses ministres sur un ring de boxe, quelques jours plus tôt, devant les caméras de télévision. Voir lien et vidéo ci-dessous :
http://www.newsring.fr/actualite/1004265-tchetchenie-ramzan-kadyrov-corrige-un-de-ses-ministres-a-la-boxe

vendredi 3 mai 2013

Coach Courbis ne chôme pas le 1er mai





Rolland Courbis est un entraîneur aux bilans relativement satisfaisants depuis plus de 26 ans qu'il officie dans la profession. Il a réussi des maintiens à l'arrache, obtenu des promotions pas évidentes, réalisé de bonnes saisons avec l'OM et Bordeaux mais jusqu'à cette semaine, jamais "coach Courbis" n'avait encore remporté le moindre trophée en tant qu'entraîneur (si l'on excepte un titre de champion de seconde division avec Ajaccio en 2002).

Rolland était plutôt maudit jusque là, perdant une finale de Coupe de la Ligue avec Bordeaux en 1997, puis une finale de Coupe de l'UEFA avec Marseille deux années plus tard.
La même année 1999, il échouait de très peu à devenir champion de France avec l'OM (terminant à 1 petite unité de Bordeaux), malgré un excellent bilan de 21 victoires, 8 nuls et 5 défaites.
Il fallait bien que "coach Courbis" soit enfin consacré peu avant les 60 ans qu'il fêtera en août prochain et c'est chose faite depuis le 1er mai dernier.
Le coach n'a pas chômé en ce jour de fête du travail puisqu'il a remporté la coupe nationale d'Algérie avec son club de l'USM Alger qu'il dirige depuis cette saison (en octobre 2012, en remplacement de l'argentin Miguel Gamondi).

L'USMA a en effet battu par 1-0, l'autre grand club algérois, le Mouloudia, grâce à un but magistral sur coup franc à la 18ème, de Mokhtar Benmoussa (vidéo ci-dessus).
Le stade qui accueillait cette finale était celui du 5 juillet 1962, soit l'antre du Mouloudia, c'est dire si la tâche de l'USMA était compliquée.
Bravo à l'USMA et à coach Courbis. Souhaitons que cette coupe soit la première d'une longue série pour celui qui nous régale par ses commentaires plein de bon sens et d'humour, en soirée sur le média RMC.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rolland_Courbis
http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_sportive_de_la_m%C3%A9dina_d%27Alger
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_d%27Alg%C3%A9rie_de_football_2012-2013

jeudi 2 mai 2013

West Ham - Chelsea du 2 mai 1988



Retour d'un quart de siècle dans le temps pour assister aux meilleurs moments d'un derby londonien disputé le 2 mai 1988 entre West Ham et Chelsea.
Côté Hammers, on note quelques joueurs marquants :
- Tony Cottee qui fut un très prolifique buteur dans les clubs de West Ham, Everton et Leicester.
- Steve Potts, défenseur au très long cours chez les Hammers, de 1985 à 2002.
- Julian Dicks, joueur fantasque s'il en est. Une sorte de Paul Gascoigne, au caractère imprévisible et à la très bonne technique. Dicks était spécialiste des coups de pied arrêtés, des tirs de mule et son engagement était irréprochable.
- Leroy Rosenior. Il n'est pas que le co-présentateur du Football League Show sur la BBC. Il fut attaquant de premier plan de 1982 à 1994. Rosenior est le londonien par excellence. Né à Clapham, il joua essentiellement dans les clubs de la capitale (Fulham, QPR, West Ham, Charlton) pour terminer sa carrière à Bristol City.
- Le coach John Lyall. C'était son avant-dernière saison aux manettes de West Ham qu'il avait pris en main en 1974 !
Lyall, hélas décédé à l'âge de 66 ans en avril 2006, a écrit les plus belles pages de l'histoire des Hammers, remportant deux Cups en 1975 et 1980, amenant West Ham en finale de Coupe des Coupes en 1976, terminant 3ème du championnat anglais en 1986 (le meilleur classement du club jusque là).

Côté Chelsea, on est à des années lumières de l'équipe bling-bling actuelle. C'est une équipe tout à fait anonyme. On note simplement la présence de l'excellent Tony Dorigo, défenseur international qui débuta à Aston Villa puis joua ensuite à West Ham et puis après à Leeds avec qui il remporta le championnat majeur anglais en 1991-92, aux côtés d'un certain Eric Cantona.
On remarque également la présence de Gordon Durie, l'international écossais auteur de 51 buts en 123 matchs avec Chelsea de 1986 à 1991 puis qui joua deux saisons très moyennes à Tottenham pour retourner en Ecosse aux Rangers où il joua de 1993 à 2000 pour 44 buts en 125 matchs.

Les effectifs en détail :
West Ham : Tom McAlister - George Parris, Julian Dicks, Steve Potts, Paul Hilton, Tony Gale, Mark Ward, Alan Dickens, Leroy Rosenior, Tony Cottee, Stewart Robson (rempl. Gary Strodder, Kevin Keen) Entr. John Lyall
Chelsea : Kevin Hitchcock - Gareth Hall, Tony Dorigo, Steve Wicks, Joe McLaughlin, Steve Clarke, Pat Nevin, Micky Hazard (Colin West), Kerry Dixon, Gordon Durie, John Bumstead (rempl. non utilisé : Colin Pates) Entr. Bobby Campbell

A Upton Park, devant 28 521 spectateurs.
Buts pour West Ham : Leroy Rosenior (2), Tony Cottee (1), Paul Hilton (1)
But pour Chelsea : Colin West

Sources :
http://www.11v11.com/matches/west-ham-united-v-chelsea-02-may-1988-88963/
http://en.wikipedia.org/wiki/John_Lyall

mercredi 1 mai 2013

Racaille FC



Agaçant voire horripilant pour certains, génial voire visionnaire pour d'autres, le journaliste Daniel Riolo laisse rarement indifférent. On peut le retrouver en soirée sur RMC dans l'After Foot ainsi que dans Dr Poker tous les vendredis de 0h à 1h sur la même station. Il intervient également sur BFM TV après les soirées de Ligue 1 et comme commentateur pour le match de L1 du samedi après-midi en diffusion sur certaines versions de TV5 (comme TV5 Maghreb-Orient, notamment).
Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le PSG et de guides de championnat. Il a également signé la biographie de Christophe Dugarry. En 2011, il publiait le très remarqué "Secrets de coachs" dans lequel il s'était entretenu avec les plus grands entraîneurs de sélections et de clubs tels que Sacchi, Lippi, Ferguson, Hitzfeld, Benitez, del Bosque, etc..
Il nous revient avec le très politiquement incorrect "Racaille Football Club" qui devrait faire pas mal parler. A ce sujet, il était l'invité de Lionel Rosso pour Yahoo ! Sport. (vidéo ci-dessus).
La première partie, nettement moins intéressante, est visionnable sur ce lien :
http://fr.sports.yahoo.com/video/itw-yahoo-sport-daniel-riolo-152640818.html