lundi 22 novembre 2010

L'Inter digère mal le pandoro


Chievo Verona se maintient en serie A italienne depuis 2001 (avec une parenthèse en serie B, saison 2007-2008) et comme si cela ne suffisait pas, voilà que le Chievo se met maintenant à terrasser les gros.
Encore un exploit hier, en championnat, pour le petit club de Vérone qui a écoeuré l'Inter (2-1).

Mais remontons un peu le temps pour nous rendre en 1964, année où Luigi Campedelli, homme d'affaires et propriétaire de la firme Paluani prend la présidence du club.
Paluani, c'est une marque de douceurs véronaises comme le fameux pandoro.
Sous sa direction, le club s'élève peu à peu, remontant les divisions régionales du Veneto pour atteindre la serie D (5ème division) en 1975, soit la division amateure la plus élevée. En 1980, le club prend même l'appellation de "Paluani Chievo". En 1985, il arrive enfin en serie C2, pour la première fois en division professionnelle et reprend le nom de "Chievo". En 1988, c'est la promotion en serie C1, 3ème étage du foot italien. En septembre 1992, Luigi Campedelli décède d'une crise cardiaque et son jeune fils Luca fait mieux que poursuivre l'oeuvre paternelle : en 1994, Chievo Verona atteint la serie B et 7 ans plus tard, la serie A avec une place de 5ème pour la première saison !
Le secret de la réussite du Chievo ? Flairer les bons joueurs que les autres ne remarquent pas. Chievo a révélé, entre autres, Federico et Michele Cossato, Simone Perrotta, Nicola Legrottaglie, Massimo Marazzina, Franco Semioli, Roberto Baronio, Sergio Pelissier ou encore le brésilien Luciano.

Chievo - Inter : 2-1
Buts :  Pellissier (28e),  Moscardelli (82e) - Eto'o (90+2e)
Les formations :
CHIEVO - Sorrentino; Frey, Andreolli, Cesar, Mantovani; Fernandes, Rigoni, Marcolini (65'Guana); Costant (87'Bogliacino); Thereau, Pellissier (68'Moscardelli). Remplaçants : Squizzi, Mandelli, Granoche, Guana, Sardo, Bogliacino, Moscardelli. Entraineur: Stefano Pioli.
INTER - Castellazzi; Santon, Lucio, Cordoba, Zanetti; Stankovic (87'Mancini), Cambiasso (55'Nwankwo); Biabiany (68'Alibec), Sneijder, Pandev; Eto’o. Remplaçants: Orlandoni, Materazzi, Rivas, Mancini, Alibec, Nwankwo, Natalino. Entraineur: Rafael Benitez.

Stats :
Fautes commises : Chievo (15 dont 3 cartons jaunes) / Inter (11 dont 2 cartons jaunes)
Corners : Chievo (5) Inter (7)
Tirs cadrés : Chievo (6) Inter (8)
Tirs non cadrés : Chievo (11) Inter (9)
Hors jeu : Chievo (4) Inter (2)
Poteaux/transversale : Chievo (0) Inter (1)
Spectateurs : 19 268


Sources :
http://it.wikipedia.org/wiki/Associazione_Calcio_ChievoVerona
http://www.calciomio.fr/chievo-inter-milan-defaite-des-nerazzuri-et-mental-en-chute-libre_84173
http://www.gazzetta.it/speciali/risultati_classifiche/2011/calcio/seriea/tabellini/tabellino_327983671.shtml

2 commentaires:

  1. Le Chievo est un cas à part .
    A titre de comparaison , on pourrait prendre le Rayo Vallecano du côté de Madrid voire Sankt Pauli à Hambourg .
    Quand on pense que le Hellas , présumé grand club de la ville de Roméo et Juliette , champion d'Italie en 1985 avec sa star danoise Preben Elkjaer-Larssen , végéte en bas de tableau du troisiéme niveau italien ...

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  2. Ca me rappelle également le Montpellier Hérault, même si Campedelli me semble un peu plus "littéraire" que Loulou Nicollin.

    L'Hellas Verona avec son scudetto en 85, restera longtemps le club le plus populaire de la ville, et j'espère que sont infondées les rumeurs de fusion entre les deux clubs qui avaient circulé en 2009 :
    http://www.football365.fr/etranger/italie/article_299124_Hellas-Verone-Fusion-avec-le-Chievo-.shtml

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